Ann Axtell Morris  Yucutan 1927

Dans son livre Digging in the Yucatan, Ann Axtell Morris décrit les trois outils absolument indispensables des archéologues : « une pelle, l’œil humain et l’imagination ». Sans imagination, écrit-elle, « les vestiges mis au jour par les archéologues ne sont rien d’autre que des ossements desséchés et de la poussière bigarrée ». L’imagination leur permet de « reconstruire les murs des cités disparues… de visualiser de grandes routes commerciales s’étendant à travers le monde, peuplées de voyageurs curieux… ». Bien sûr, ajoute-t-elle, elle doit être soigneusement contrôlée par les faits disponibles, dosée « avec le soin d’un chimiste composant une substance vivifiante ». Dans l’Amérique des années 1920-1930, Ann Axtell Morris a développé des méthodes de documentation de l’architecture, des pétroglyphes et des paysages. Sur son immense clipboard, elle dessinait et peignait pour saisir les détails, mieux qu’une photographie en noir et blanc de l’époque ne pouvait le faire dans les galeries obscures. Bien que négligée de son vivant, Ann Axtell Morris a contribué à une compréhension croissante de la vie et de la culture des anciens peuples autochtones d’Amérique du Nord et des populations indigènes du Mexique, dont les sociétés complexes avaient elles aussi été négligées. Ann Axtell Morris est aujourd’hui largement reconnue pour avoir ouvert la voie à d’autres femmes et inspiré des générations de lecteurs passionnés d’archéologie.

 

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